Les amants du futur vous donnent quelques infos pratiques sur la relation amoureuse et les joies de la sexualité. Les idées avancées n'ont pas la prétention d'être exhaustives, ni d'être applicable à tous. Chacun fera son choix pour se laisser inspirer par les idées qui lui paraîtront les plus pertinentes.
Certains articles présentés ici sont extraits des cours et séminaires proposés par les amants du futur. D'autres seront inédits ou vous feront part d'une actualité intéressante.
Vous trouverez aussi une information de base sur le SafeSex, attitude consciente pour vivre une sexualité épanouie en se protégeant du SIDA.
Voici donc quelques idées soumises à votre réflexion et qui vous sont proposées sous forme de petits textes, signés par Philippe.
Les phéromones sont des particules sécrétées par certaines glandes en présence de quelqu'un qui nous plaît. Si cette personne est réceptive, elle va inconsciemment capter le message du corps et soit s'enfuir, soit répondre favorablement par ses propres glandes. Dans ce cas, la première phase de l'attraction est déjà en cours. On se trouve là dans un fonctionnement animal basique de perpétuation de l'espèce. Des expressions comme " je peux pas le sentir " ou " je l'ai dans la peau " illustre bien le phénomène. On parle de coup de foudre, de tomber amoureux ou plus simplement d'atomes crochus ! Mais qu'est-ce qui fait que quelqu'un nous plaît, qu'est-ce qui met en route nos glandes ? Et puis si c'est si simple, pourquoi ça ne marche pas à tous les coups ?
Au fil de l'existence, l'observation de ceux qui nous entourent brosse peu à peu le profil de l'homme et de la femme. Nous les voyons tels qu'il nous apparaissent, mais le plus souvent nous les idéalisons tels que nous voudrions qu'ils soient. L'expérience que nous faisons des relations marque profondément nos croyances et nos aspirations. Par procuration tout d'abord dans l'image des parents, incontournable référence du couple, puis dans le ressenti tangible de nos premières amours. Alors se forme à notre insu l'image du partenaire idéal, le portrait jalousement gardé dans l'inconscient de l'amour attendu. Celui ou Celle qu'il nous faut !
Lorsque nous croisons une personne qui ressemble à l'image attendue, nos signaux s'enclenchent, les voyants clignotent et les aiguilles s'affolent sur le cadran de " l'amouromètre ". Ce n'est pas forcément l'aspect physique qui nous frappe, ce peut être une attitude, une démarche, le timbre d'une voix ou une manière d'être.. Et plus la ressemblance est forte, plus nous nous mettons dans tous nos états. Nous sortons alors le beau costume que notre inconscient a taillé sur mesure pour l'être surnaturel que nous attendions et nous demandons à l'autre de l'endosser. Le plus naturellement du monde ! Evidemment, l'autre n'en veut pas. S'il est bien disposé, il portera l'habit pour nous faire plaisir. Erreur ! Il se perdra dedans. S'il ne cède pas, revendiquant le droit de garder son propre univers, nous pensons que nous pourrons le façonner petit à petit à l'image de nos attentes. Erreur itou ! On ne peut changer personne. Seulement soi. Alors quoi faire ?
N'oublions pas que si nous faisons subir des pressions à l'autre, il nous en inflige également. Nous sommes nous aussi supposé répondre à ses attentes et nous n'en avons pas forcément envie. La conscience du phénomène permet de l'observer et de nous en dégager. Si nous pouvons un tant soit peu nous libérer de nos attentes, nous mobiliserons suffisamment de lucidité pour être vraiment présent dans la découverte de l'autre. Nous pourrons alors nous émerveiller de la richesse de son univers.
Celui qui parvient vraiment à se libérer de ses attentes peut entrer dans la rencontre en toute intégrité. Ses attirances s'avèrent toujours justes et se révèlent réciproques parce qu'elles se manifestent au niveau intuitif du cœur et non à celui imagé du mental. Sans attente, il est possible de sentir très vite le potentiel d'une rencontre et de se positionner souverainement et avec amour. L'intégrité suit le désir. Mais comment être sans attente face à quelqu'un qui nous fait de l'effet ? Et doit-on vraiment envier ceux qui y parviennent ? L'amour ne doit-il pas être un courant qui nous emporte ?…
L'attirance réciproque va projeter deux êtres l'un contre l'autre. C'est le choc des destins. Deux histoires se percutent, mêlant leurs expériences en une alchimie spécifique. Les perceptions diffèrent, comme le regard et le point de vue sur l'existence. Des prises de position et remises en questions sont générées par l'image que chacun revoie de l'autre. De fait, la rencontre amoureuse, pour sincère qu'elle soit, est une des plus formidables occasions de découverte de soi.
Dans la vie, il est important de savoir dire non. En fait c'est essentiel pour vraiment pouvoir dire oui. Le non met en valeur le oui. Parce que l'amour, c'est fait pour dire oui. Oh oui ! Les mots d'amour servent à manifester notre éblouissement, notre attachement ou notre appartenance. Ils révèlent ainsi le type de liens qui nous relient. Mais tous ont en commun ce désir de rapprochement qui s'affirme quand on se dit oui l'un à l'autre. Quand vous aimez, dites-le, surtout ne privez pas l'autre de cette douce musique. Certains amants sont poétiques, d'autres plus pragmatiques, voire plus rudes. Chacun son style. Voyez seulement si les mots portent un sentiment sincère. Les mots ne sont pas non plus les mêmes s'ils sont dits en présence d'autres gens, glissés au creux de l'oreille ou écrits dans un texto. Ils varient aussi selon les circonstances et le type d'émotions qu'ils véhiculent, entre sentiments profonds et désirs enflammés. Ils peuvent être isolés, lancés comme les flèches de Cupidon, ou agencés en belles déclarations.
Quand ils rentrent dans le lit, les mots d'amour deviennent des mots intimes. Ces mots intimes, très souvent métaphoriques et généralement liés au sexe, accompagnent les amoureux dans leur tendresse, leurs désirs et leurs fantasmes. Si on ose dépasser le classique " mon chéri " et le traditionnel " mon lapin ", on pourra trouver un monde de créativité dans le verbiage poétique ou coquin pour imager ses amours et ses ébats de manière très personnelle.
Ces termes ont souvent une consonance possessive, mais ils n'impliquent pas forcément l'appartenance. Quand je dis ma maman, je ne dépossède pas mes frères. Lorsque je te dis ma belle, tu restes belle aux yeux de tous et si je t'appelle ma petite garce, que tu renchéris mon salaud, ce n'est que pour définir un espace d'intimité dans lequel on se trouve complice. Les mots intimes servent à ça, à délimiter un espace que l'on s'approprie, que l'on se réserve pour s'aimer. Nos mots d'amour, qu'ils soient poétiques ou grivois ont la couleur de notre union. Et mêler les mots intimes à l'acte amoureux nous porte à une communication totale.
Qu'est-ce que l'union ? Littéralement, c'est faire un avec quelqu'un ou avec quelque chose. Et ce sentiment de faire un avec, dépend de notre faculté à percevoir les liens qui nous unissent à notre environnement. Quand nous mangeons, sommes-nous unis aux aliments que nous ingérons ? Sentons-nous mieux notre lien avec l'univers face à un arc-en-ciel ou face à un temps de chien ? Est-il possible de faire un avec la poubelle que nous sortons sur le trottoir ? On le voit, notre perception de l'union varie en fonction des situations vécues. Certaines expériences sont plus que d'autres propices à ressentir le lien avec ce qui nous entoure. Le sentiment d'union est variable parce qu'il dépend de notre point de vue sur les choses et de notre désir de nous sentir uni à elles.
Ce sentiment d'union va se manifester sur différents plans, celui du cœur, celui du corps et celui de l'esprit. Dans l'expérience du quotidien, la perception du lien va sans cesse passer d'un plan à l'autre. C'est l'enfant qui joue avec le chien, le repas aux chandelles des amoureux, la poignée de main chaleureuse à quelqu'un qui nous est sympathique, la promenade dans la nature ou la fondue qui crée la bonne humeur ! Dans le rapport amoureux par contre, on va tenter de se relier sur les trois plans. Cette union totale est le but ultime de la quête amoureuse. C'est probablement ce qui nous motive à aimer et c'est le sens profond de la rencontre.
Qui dit union, dit aussi désunion. Chaque chose attire son contraire dans une perpétuelle quête d'équilibre. La relation amoureuse se manifeste dans un mouvement d'alternance entre l'approche et le retrait, la proximité et l'éloignement, le désir et l'attente. C'est le mouvement de la vague sur la plage, c'est la respiration de couple. Le fameux rester-partir vécu au quotidien. On est ensemble pour la soirée et on se quitte au matin pour aller travailler, on se retrouve plus tard, on dort dans le même lit, puis on se sépare encore pour vivre chacun et se rejoindre pour partager le vécu.
Dans la relation sexuelle aussi la respiration du couple se marque du va et vient entre attraction et recul, du mouvement vivant des corps qui s'attrapent et se percutent, s'éloignant parfois pour mieux s'élancer l'un vers l'autre. Les sexes se retirent pour mieux s'emboîter. Le mélange de deux corps donne toujours une recette exclusive, mais la manière de vivre le flux et le reflux qui nous lie donne une certaine coloration à notre union. Lorsqu'on se sent un, c'est parfois difficile de reprendre son espace et de détacher les corps. Certains y ressentent une déchirure. En voyant ces allées et venues comme une pulsation naturelle, on peut aborder l'éloignement comme partie intégrante de l'union et s'en réjouir. Reculer pour mieux sauter…
Le lien amoureux et un lien d'énergie, un lien vibratoire qui circule entre les êtres. Ce flux d'énergie monte chez la femme du sexe au cœur et descend chez l'homme du cœur au sexe. Le circuit formé entre les amants passe par le sexe de l'homme qui donne, le sexe de la femme qui reçoit, le cœur de la femme qui donne et le cœur de l'homme qui reçoit. C'est pour cela qu'il est si important que l'homme ouvre son cœur et que la femme accueille avec son sexe. Dans le Tantra, la respiration, les mouvements du bassin et de la colonne accompagnent cette énergie qui tourne dans les corps. Cela crée une boucle d'énergie vibrante qui dynamise et revitalise le couple. Pour peu qu'on ressente pour l'autre une union de l'esprit, alors l'extase n'est pas loin.
En ce sens, l'acte amoureux est un échange total dans la conscience de l'un et de l'autre. Deux être se mélangent ainsi pour ressentir l'amour tournoyer dans leur corps et leur âme. Encore faut-il ne pas trop se prendre au sérieux pour garder la fraîcheur de son désir et l'envie de jouer. Vivre le sexe comme le lien le plus profond qui soit, d'accord, mais aussi comme le jeu le plus pétillant de la vie. Alors oui, se lier et s'amuser comme des fous... ça c'est putain bon !
L'ART DU TOUCHER SEXUELLe toucher amoureux est un contact des peaux. En prémices, les baisers avec leurs mélanges de salives et de souffles préparent à l'union. Ne vous attendez pas à une folle copulation si le baiser n'est pas à votre goût, il est révélateur du potentiel des amants. Mais si le baiser est délicieux, préparez-vous à l'envol… Nous sommes ici dans l'univers des plaisirs partagés. Une communion profonde des sens et des valeurs est nécessaire à la rencontre des êtres dans l'amour. Si vous n'êtes pas en phase avec votre partenaire, vous pourrez peut-être vivre un bon moment de détente, mais pas une véritable union. Les plaisirs solitaires, qu'ils soient vécus seul ou accompagnés, ne sont pas à condamner, mais ils ne mènent pas à l'extase amoureuse. Par contre, ils ont l'immense avantage de vous centrer et de vous apprendre à vous connaître en dehors des enjeux de l'engagement. Quand deux êtres s'aiment, qu'ils ont le respect l'un de l'autre et le désir de s'envoler ensemble, ils fusionnent. Ils ne font pas que se toucher et s'emboîter, ils mélangent aussi leurs âmes, s'oubliant chacun l'un dans l'autre. Malheureusement ils manquent souvent de connaissances et passent parfois des années avant de se découvrir l'un l'autre ou partent découvrir ailleurs ce qu'ils n'osent pas faire ensemble. Que dire du sexe d'une femme ? Les hommes sont plus enclins à la grivoiserie que les femmes, c'est un fait culturel. Ainsi, le vocabulaire pour définir le sexe de la femme est riche, bien que parfois un peu lourdingue. Qu'à cela ne tienne, voyons sans complexe les termes à disposition et n'ayons crainte de choisir ceux qui nous plaisent pour les utiliser dans le contexte amoureux. Dans l'esprit de jeu, ils ne sont pas irrespectueux et définissent un espace intime propre à chaque couple d'amants. Le sexe pris comme un ensemble, le clitoris et la vulve ont chacun leurs synonymes : chatte, foufoune, Mont de Vénus, clito, abricot, pour n'en citer que quelques-uns uns. Et que faire, Messieurs, avec le sexe d'une femme ? La femme ne peut être abordée uniquement par son sexe. Ses zones érogènes sont plus marquées et plus sensible que chez l'homme. Avant l'éveil du sexe lui-même, on sentira tout son corps s'érotiser, vibrer et se tendre en désir sexuel diffus. La peau frissonne, les seins pointent. Les baisers volés aux lèvres et au cou comme les caresses éparses et désordonnées sur les hanches, les seins, les fesses, traduisent le désir fébrile de l'amant. La femme n'y est pas insensible. Elle se sent entourée et désirable, vibrante de partout. A ce stade, elle souhaite être prise, emportée. Son souffle et ses gémissements vous invitent à palper sa peau, à dégrafer son corsage, à visiter sa petite culotte. Allez donc l'explorer. Si elle est déjà trempée, votre compagne est prête à tous les assauts. Sans violence, plantez amoureusement votre majeur dans son sexe et si vous en avez la force, soulevez-la ainsi d'une main puissante. Elle se sentira emportée. Vous pouvez aussi humer vos doigts ou déguster son goût, ce qui va l'honorer et la rassurer. Plus simplement, vous pouvez commencer à caresser sa vulve mouillée. Si votre partenaire n'est pas assez excitée et que vous découvrez un sexe encore fermé et sec, ne brusquez pas les choses. Usez de douceur et de toucher sensuel. Du bout des doigts, frôlez la peau, sur le côté du sexe, à la naissance de la cuisse ou sur le pli des fesses. Comprimez légèrement les lèvres, fouillez les poils de sa toison, mais de grâce, ne pénétrez pas en force. Laissez-lui le temps de vous désirer et de s'ouvrir. Prenez votre temps en mots d'amour et en mouvement du bassin qui lui feront sentir votre désir en érection. Certaines femmes mouillent peu, mais vous sentirez finalement son sexe se détendre et s'humidifier. Comment donner du plaisir à une femme ? Exceller dans cet art avec la main coincée dans un jeans serré va vite se révéler inconfortable, pour vous surtout. La crampe ne va pas tarder à se faire sentir. Vous tiendrez plus longtemps si vous êtes derrière elle, votre main se trouvant ainsi au moins dans le bon sens. Trouvez un endroit tranquille et tant qu'à faire confortable pour déboutonner et effeuiller la dame. Enfin ! La peau libérée de son carcan de vêtements. N'arrachez pas pour autant le string en dentelles à trois cent balles comme un sauvage. Elle l'a choisi un peu en pensant à vous et mérite peut-être un compliment. Ce petit morceau de toile fine s'écartera facilement et son élasticité ne gênera pas vos investigations, du moins pendant quelques minutes. Par contre, n'hésitez pas à virer la culotte petit bateau, confortable certes, mais qui n'était pas prévue pour vous. Vous voilà dans le face à face charnel tant désiré. Pour commencer, allez-y avec délicatesse, regardez, profitez, appréciez. Avec le désir qui monte, le sexe de la femme s'ouvre, se gonfle et se détend, devenant de plus en plus sensible et de moins en moins délicat. Vos gestes suivront cette évolution en passant de caresses légères au début à des stimulations plus appuyées par la suite. N'oubliez pas non plus que l'excitation sexuelle de votre compagne se diffuse dans tout le corps. Pensez donc à élargir vos caresses à toute la zone du bassin, aux fesses, au ventre et aux seins comme à l'intérieur des cuisses. Alternez les points de vos attentions et sentez dans vos mains les vibrations du désir pour vous y accorder. Quant au sexe proprement dit, appliquez-vous dans un premier temps à la stimulation du clitoris. Il n'est pas toujours facile à localiser, cela dépend des femmes et cela dépend des moments. Cette petite protubérance se cache tout en haut du pli des lèvres et est particulièrement sensible, toutes les femmes le confirment. Ce petit bout de chair alterne entre érection et relâchement, ce qui fait que parfois il est bien perceptible et l'instant d'après on l'a perdu. Massez-le en mouvements circulaires, latéraux ou verticaux, en usant de rythmes variés. Stimulez-le du bout de la langue ou aspirez-le dans la bouche pour le lécher de plus belle. Pincez-le légèrement entre vos lèvres, roulez-le entre vos doigts, pressez, relâchez, explorez, amusez-vous. Agrippez la toison de votre maîtresse pour tirer légèrement sur la peau. Donnez-lui une sensation plus forte encore en saisissant la chair juste en dessus du clitoris et en tirant vers l'extérieur du corps pour la décoller de l'os pubien. Ceci procure un sentiment de grande relaxation. Maintenant que votre compagne est bien détendue, cuisses ouvertes et chairs rougies, vous pouvez malaxer ses lèvres et masser l'entrée du vagin. A ce stade, les lèvres ne sont plus délicates, vous pouvez jouer avec, ne vous en privez pas. Admirez cette corolle, humez, écartez, tripotez. A plusieurs doigts ou des deux mains, exercez votre action à la fois sur le clitoris et sur l'entrée du vagin. Si les fluides ne suffisent pas à la lubrification, crachez et n'ayez pas crainte de faire du bruit. Ne soyez pas discret. Quelle sache bien que vous prenez possession de cette merveille d'anatomie qu'elle vous offre. Enfilez un doigt, peut-être deux. Sentez les parois rugueuses ou cannelées, caressez, tapotez son intérieur. Mieux encore, stimulez son point G par pressions et relâchements successifs tout en léchant son clitoris et en malaxant ses fesses ou l'intérieur de ses cuisses de l'autre main. Le point G est une petite bosse d'un ou deux centimètres qui se situe à l'intérieur du vagin, à deux phalanges de l'entrée, contre la paroi du pubis. Sa stimulation provoque parfois l'éjaculation féminine. Mais avec ou sans cette éjaculation, vous pouvez mener votre compagne à l'orgasme en prenant le temps de masser son sexe de cette manière, en amant attentif et patient. Et comme la femme est multi-orgasmique, vous ne perdez rien à lui procurer ce plaisir. Au contraire, après cela elle sera particulièrement disposée à s'occuper de vous… Que dire du sexe d'un homme ? Il faut d'abord se mettre à l'aise avec les termes qui le nomment. Il est de nombreux mots qui disent le pénis et le scrotum. Phallus, queue, tige de jade, ithyphalle, vajra… Couilles, balles, burnes … Dans l'amour il n'y a pas de vilains mots, tous les termes peuvent être utilisés, comme par jeu. Et que faire, Mesdames, avec le sexe d'un homme ? C'est dans la manifestation du désir que l'excitation monte. Montrer son désir de l'autre est non seulement naturel, mais flatte et honore l'être aimé. Chères compagnes, sachez donc être entreprenante avec votre amant et n'hésitez pas à lui palper les fesses ou à lui mettre la main au paquet, il adorera se sentir désiré. Si vous êtes prête aux ébats, sortez le pan de sa chemise pour caresser son bas-ventre et descendez en exploration dans son slip. Votre main voluptueuse l'aura déjà mise en appétit et vous sentirez un sexe bandé. S'il est dirigé vers le bas, coincé dans les plis du pantalon, vous vous demanderez, peut-être un peu décontenancée, où il a bien pu disparaître ! La situation n'est pas trop confortable pour lui non plus, allez donc le sauver de ce faux-pas. Plongez la main entre ses jambes pour saisir le pénis franchement et le ramener en position verticale. Allez-y avec volupté, mais avec fermeté, ce n'est pas un objet fragile. Attendez toutefois un peu avant de le décalotter. Si vous ne trouvez pas d'érection, n'abdiquez pas, à moins qu'il vous le demande expressément. Si ça devait être le cas, récupérez votre main avec dignité et allez faire du café ! Sinon, prenez en main sa bourse pour la palper délicatement. Vous pouvez aussi masser la prostate, derrière les testicules, qui est à la racine du pénis. En accompagnant cela de baisers et de mots doux, vous obtiendrez une belle érection contre votre poignet. Sachez toutefois que certains hommes peuvent être perturbés par une attitude trop entreprenante de leur compagne. Ils préfèrent avoir l'impression que c'est eux qui mènent le bal. Laissez-les faire aussi leur part pour trouver l'équilibre de l'échange. Comment donner du plaisir à un homme ? Vous voilà en présence d'une érection. Ouvrez le pantalon ou virez-le carrément pour donner plus de liberté à vos gestes. Masturber un homme est un art qui demande un peu d'expérience, mais aussi quelques connaissances. Le pénis n'est pas fragile, il est sensible. Pour branler votre homme, commencez par décalotter le gland tout en douceur. S'il n'est pas circoncis, sa peau doit s'assouplir un peu pour coulisser sans douleur. Retroussez-la trois ou quatre fois lentement et avec délicatesse sans trop tirer en arrière. Profitez-en pour y mettre toute votre volupté et votre tendresse. Après cela vous pouvez y aller à votre guise, la pine est prête aux plus vigoureuses empoignades. Faites rouler le fourreau de peau d'avant en arrière en variant le rythme de va et vient, la vitesse de mouvement et la pression imprimée. Saisissez le membre à pleine main dans votre paume ou utilisez seulement vos phalanges ou le bout de vos doigts, tenez-le comme on tient un crayon, le manche d'un aspirateur ou celui d'un balai, bref, variez les positions de votre main, prenez-le comme un jouet. Palpez, pressez, tirez, explorez ce morceau de chair vivante. Dans le même temps, occupez-vous de toute la zone sexuelle, le bas-ventre, l'intérieur des cuisses, les fesses et naturellement les testicules. Caressez, tripotez, gratouillez, amusez-vous. Pincez la peau des couilles, faites-la rouler entre vos doigts, étirez-la. Elle n'est pas sensible, mais l'impression de tension des tissus est très agréable. Restez toutefois très délicate avec les testicules elles-même. Donnez encore d'autres plaisirs à votre partenaire en cerclant avec votre pouce et votre index la base de la bourse. Tirez alors sur celle-ci comme pour la détacher du corps. Vous pouvez tirer dans diverses directions pour varier les sensations. Attention à ne pas serrer les testicules, ça c'est douloureux. Pour revenir au pénis, ce qu'il faut comprendre, c'est que l'homme, physiologiquement programmé pour la reproduction, éprouve le plus de plaisir dans un mouvement de peau tirée vers l'arrière, comme dans une pénétration profonde. Que ce soit avec la main ou avec la bouche, c'est la reproduction de ce mouvement qui donne le plus de plaisir. C'est en retroussant la peau du pénis vers sa base que vous devez exercer une pression et une tension. Le mouvement de retour vers l'extrémité ne sert qu'à préparer au retroussement suivant et devrait être exécuté sans pression. Si vous faites le contraire, comme on appuie sur le pis d'une vache pour en extraire le lait, vous le ferez débander. Ayez bien en tête que vous reproduisez le mouvement de la peau lors d'une pénétration. Même principe pour la fellation, avec quelques particularités ou, pourrait-on dire, quelques bonus. En premier lieu, évitez le contact des dents avec le gland, c'est très désagréable. Utilisez vos dents uniquement pour caresser ou mordiller la hampe du sexe. Délicieux. La prise en bouche procure une douce sensation de chaleur et la salive lubrifie les mouvements de va et vient, ce qui rappelle plus encore la pénétration vaginale. Pour que ce soit agréable pour lui, il faut que ce soit agréable pour vous, que vous en ayez envie. Voyez ce sexe comme une friandise et régalez-vous. Sentez ses palpitations dans votre bouche. Si vous craignez d'être étouffée ou si votre partenaire a une bite énorme, sucez-le en entourant la base de son membre avec votre main. Cela l'empêchera de pénétrer trop profond et vous permettra de lui faire d'autres effets en exerçant des pressions répétées. Pour une bonne pipe, il ne suffit pas d'offrir votre cavité buccale. Votre bouche doit être vivante, vos lèvres serrent et relâchent, votre langue tourne, votre salive coule. Vous le sucez comme une glace à la crème tout en le branlant de la main ou vous le retroussez par d'amples mouvements de tête. Essayez de placer la pointe de votre langue sur le prépuce et de ramener la peau par-dessus. Votre langue se trouvera entre la peau et le gland et se promènera sur sa couronne, procurant de délicieuses sensations. Reprenez votre souffle en prenant un peu de recul pour le masturber. Echangez un regard complice avec votre amoureux. Profitez de votre répit pour regarder ce sexe gonflé, pour le complimenter et l'encourager de propos coquins. Adressez-vous directement au sexe, parlez-lui. Admirez-le. Crachez dessus à grand bruit, faites des fils de salive et engloutissez-le de plus belle. Amusez-vous, soyez experte et prenez-y plaisir. Attention pourtant ! Si vous n'êtes pas dans une relation qui offre une parfaite sécurité, convenez d'un mot ou d'un signe clair pour absolument éviter une éjaculation dans la bouche. Pour vous prémunir des risques du Sida, ne prenez pas de sperme dans la bouche. Certains hommes se plaignent des douleurs de leur érection. Ont-ils mal aussi quand ils vous pénètrent ? Ces plaintes ne sont souvent qu'un moyen détourné pour vous dissuader de les branler ou de les sucer parce qu'ils craignent de ne pas pouvoir retenir leur éjaculation. Les hommes qui éjaculent prématurément ont souvent honte de ce qu'ils considèrent comme leur faiblesse. Ils se sentent nuls. En fait, ce sont des sensibles qui subissent le stress de la performance. Ils doutent de leur aptitude à vous contenter et redoutent de ne pas y arriver. Vous pouvez les aider. Rassurez-les de votre amour et touchez-les avec plus de délicatesse. Si votre amant est trop excité, ramenez doucement la peau sur son pénis, puis tirez sur cette peau pour l'allonger bien au-delà du gland. Vous ne lui ferez pas mal, vous calmerez son sexe en mettant la partie sensible à l'abri dans son fourreau. Relâchez-le lentement et revenez un moment en caresses tendres sur d'autres parties du corps moins sensible, la poitrine, les bras, des baisers sur le front, le temps que la tension s'apaise. Vous pourrez alors reprendre votre jouet préféré… Mais si votre amoureux est trop souvent submergé par son désir, peut-être est-ce l'occasion d'échanger ouvertement à ce sujet pour mieux comprendre son fonctionnement ? Pour sûr qu'il tient ses préoccupations d'un lointain passé. A moins que ce soit vous qui le jugiez injustement sur une excitation débordante alors que vous lui accordez vos charmes trop rarement… Pour finir, sachez qu'il est pratiquement impossible d'atteindre un orgasme la bouche fermée. Au cœur de l'excitation, la respiration se fait haletante et rapide et c'est elle qui rythme la montée d'énergie sexuelle. Notez donc Messieurs qu'il suffit de fermer la bouche pour ralentir votre respiration et contrôler ainsi votre éjaculation. Génial, non ? Bon, ça ne marche pas à tous les coups parce nous ne sommes pas des machines et qu'il faut un peu anticiper la vague de plaisir, mais c'est assez efficace. Vous serez moins facilement submergé et ce, sans perdre votre ardeur. Miam... |
On ne peut parler d'amour et de relations sexuelles sans évoquer les risques qui y sont liés. Le safe-sex est la loi de la protection minimum.
Le spectre du SIDA a calmé les ardeurs libertines des années soixante et la soi-disant libération sexuelle a été renvoyée à la niche sous couvert de fléau moralisateur. Soit. Nous vivons dans un monde d'assurances qui refuse le risque et qui cache la maladie et la mort. Mais cette manière d'évincer la question nous met en danger. On ne peut vivre sans risque, à moins de se terrer chez soi. Et encore ! Le risque fait partie de la vie et celui qui voudrait se préserver de tout danger devrait cesser de vivre. C'est un non-sens.
Etre conscient des risques permet justement d'éviter les accidents tout en vivant pleinement. Certes, chacun est concerné différemment par le risque du SIDA. Les abstinents et les couples réellement fidèles ne risquent rien alors que les célibataires et les personnes aux mœurs plus dissolues sont franchement concernées. Quoi qu'il en soit, chacun devrait avoir une vision claire de la question, ne serait-ce que pour comprendre ou conseiller ses amis ou ses propres enfants.
Le safe-sex donne la conduite de prudence. Quelles sont donc les règles à suivre absolument en matière de sexe ? Il y en a trois : pas de pénétration sans préservatif (vagin ou anus), pas de sperme dans la bouche, pas de sang des règles dans la bouche. La fellation et le cunnilingus présentent un risque moindre, bien qu'il ne puisse être exclut. Quant au baiser profond, il n'est absolument pas dangereux.
Comme nous ne sommes pas des machines, nous ne sommes pas non plus égaux face à la maladie et à l'infection. Certains sont plus résistants que d'autres. Cela nous place devant la responsabilité de nos choix en fonction de nos croyances. Mais si nous sommes prêts à prendre certains risques, il est essentiel de ne pas en faire courir à l'autre. Aimer, c'est aussi respecter l'autre et le protéger. Faites donc un test VIH de temps en temps pour être sûr que vous ne mettez personne en danger.
Quand vous prenez votre voiture, vous roulez avec attention et adapter votre conduite à la topographie et aux conditions de la route. Vous êtes prudent parce que vous savez que le risque zéro n'existe pas. Si vous prenez les chemins de traverse en roulant lentement, vous ne risquez presque rien. Si vous voulez aller plus loin, vous choisirez l'autoroute. Là, vous savez le risque plus élevé, mais en gardant une attention soutenue vous êtes quasiment sûr d'arriver à bon port. Ce serait vraiment pas de chance d'être pris dans un accident. Vous savez pourtant qu'il y a un certain danger, les statistiques le montrent même de manière assez évidente. Vous y êtes habitué, c'est un risque que vous prenez. Par contre, jamais il ne vous viendrait à l'idée de prendre l'autoroute à contre-sens ! Même si cela vous oblige à un immense détour, vous avez conscience que c'est beaucoup trop dangereux. Il faut vraiment avoir perdu la tête pour faire un truc pareil ! En amour c'est la même chose. Ne perdons pas la tête et sachons toujours sur quelle route nous nous trouvons pour pouvoir voyager longtemps sur les chemins du plaisir. Le safe-sex nous permet d'aimer en sécurité : préservatif à chaque pénétration, fellation sans éjaculation, pas de cunnilingus en périodes de règles.
Ces dernières années, le développement des trithérapies et l'essoufflement des campagnes de prévention ont abouti à un relâchement des comportements de prudence. Les effets sont préoccupants:
Baisse de 50% de la consommation de préservatifs.
50% de nouveaux cas de Sida sont issues des populations hétérosexuelles.
Des informations très complètes sur le sujet sont données par diverses associations de lutte contre le SIDA. Elle sont très facile à trouver sur Internet.
Lea amants du futur recommandent
www.stopsida.asso.fr